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Machiniste constructeur de spectacle

NEWSLETTER n°19 - 04/09/14

La vie de la section

Notre vision du métier de Machiniste-Constructeur

Le métier de machiniste existe depuis les débuts du théâtre antique mais le terme le désignant ainsi n'existe que depuis peu. Néanmoins, ses fonctions restent les mêmes au fil du temps.

Axel Godier, 20 ans, apprenti chez Steel Addict, titulaire d’un Bac Pro technicien du bâtiment option « études et économie »

Axel« Je suis apprenti machiniste-constructeur au sein de l'entreprise STEEL ADDICT, SARL vauclusienne spécialisée dans la location et l’installation de structures scéniques et événementielles.
Ma vision du machiniste est celle d'une personne pouvant travailler dans différents types d’entreprises : un théâtre, un cirque, un atelier de construction, ou autre. Néanmoins, les demandes et les compétences peuvent être différentes dans chaque structure. Par exemple, la construction de décor dans un théâtre et la construction de scènes de type échafaudage chez STEEL ADDICT demandent des connaissances légèrement différentes.
Quoi qu’il en soit, être Machiniste-Constructeur c’est aussi être dans un certain esprit : une des premières qualités du machiniste est d'inventer, d'innover tout en s'adaptant à son milieu de travail. Il doit pouvoir travailler chaque matière : le bois, le fer, le plastique, etc. Évoluant avec son temps, le machiniste manie, construit avec des matériaux à la pointe de la technologie mais ne perd pas de vue le "savoir-faire" de la tradition.
Ces qualités et cet état d’esprit sont bels et bien présents chez chacun des apprentis de cette formation Machiniste-Constructeur.
»


Philémon Marc
, 19 ans, apprenti chez Sud-Side, Niveau 2nde générale

Philémon« Je suis embauché en apprentissage aux ateliers de construction de décor Sud-Side, à Marseille. Depuis mon plus jeune âge, j’ai grandi dans le monde du spectacle, et plus particulièrement du spectacle de rue.
Pour moi, machiniste constructeur c’est d'abord un métier de débrouillard : avec peu, il peut tout faire !
C’est cette façon de faire qui m’a beaucoup attiré dès mon plus jeune âge : toujours devoir trouver des petites astuces qui font que ça fonctionne et que le spectacle sera prêt dans le temps prévu.
J'ai remarqué, en discutant avec les uns et les autres, que le métier de machiniste était souvent mêlé à la notion « d’homme à tout faire » sachant qu’un machiniste doit être polyvalent pour palier les différents problèmes qu’il peut rencontrer et les résoudre avec des techniques de machinerie traditionnelle ou avec les technologies modernes qui ont évolué.
Certains machinistes peuvent avoir peur que la machinerie traditionnelle tombe dans l’oubli face aux évolutions technologiques mais, en prenant soin de marier tradition et modernisme, leurs compétences seront toujours utiles dans leur métier et lors de leur parcours professionnel.
Pour ma part, je pense qu’il ne faut pas oublier la tradition et l’application que l’on en fait, mais il ne faut pas refuser le modernisme. Il faut faire en sorte que l’un serve à l’autre, que l’un aille avec l’autre.
Être machiniste dans le spectacle, c’est savoir utiliser les machines, comprendre leur fonctionnement et connaître leurs possibilités.
Être constructeur dans le spectacle, c’est répondre à une demande ou à une envie conceptuelle d’un scénographe et la concrétiser matériellement.
Machiniste et constructeur sont deux métiers complémentaires, qui ont besoin l’un de l'autre.
Personnellement je suis tombé amoureux de cet environnement et des gens qui y travaillent.
»


Baptiste Wernert
, apprenti au Ballet National de Marseille, titulaire d’un CAP cuisinier

Baptiste« D’aussi loin que je me souvienne, les métiers du monde du spectacle m’ont toujours intéressé. Avec un père machiniste et une mère artiste, ma connaissance de ce milieu n’a fait que s’accroître tout au long de ma jeune existence.
Depuis novembre dernier, j’ai la chance de partager le quotidien des machinistes et techniciens du Ballet National de Marseille sur des montages de structures, de décors ou d’exposition, au théâtre ou sur des évènements en extérieur. Cela me permet de comprendre le travail de machiniste, essentiel au fonctionnement du spectacle vivant. Sans une préparation en amont et une prestation de qualité par ces professionnels, les projets culturels ne pourraient être menés à bien.
Ce métier me remplit de fierté et me motive à monter des projets personnels. Les personnes que je rencontre et qui font partie des professions du spectacle aiment partager leurs savoirs. Ils ne sont pas avares en conseils et chacun possède un parcours atypique. Cette expérience m’apporte une envie de créer et de continuer à suivre l’enseignement de mes maîtres d’apprentissage.
»

Évoluant avec son temps, le machiniste manie, construit avec des matériaux à la pointe de la technologie mais ne perd pas de vue le "savoir-faire" de la tradition.

Extrait de la préface de Louis Jouvet, rédigée en 1941, Bibliothèque des Arts : Pratique pour fabriquer scènes et machines de théâtre par Nicola Sabbattini – 1638.
« Quand je considère les gens du théâtre, c’est le machiniste qui m’apparaît, pour avoir, mieux qu’un autre, le sens du dramatique. Dans cette profession où chacun travail dominé par un sentiment, le machiniste est peut être le plus éminent [...] pendant des semaines, il cloue, colle, scie, peint, et, par cent inventions diverses, aménage la scène et prépare le vêtement de la pièce. Menuisier, forgeron, charpentier, gabier, tapissier, peintre, serrurier, staffeur, ouvrier et ingénieur à la fois, il fait tout. Pour parler du théâtre, il faudrait d’abord parler de la machinerie et faire l’éloge des machinistes. »

Axel, Philémon et Baptiste


Ma vie en entreprise

MarianneMarianne Micheluzzi, 26 ans, Master 1 Arts plastiques et Arts du spectacle, apprentie au Cratère puis au Théàtre des Treize Vents

Après mes études de niveau supérieur, j’ai décidé de suivre une formation professionnelle car, depuis toujours, j'aime travailler de mes mains et le domaine du spectacle vivant m'a toujours beaucoup attirée.
J'ai tout d’abord été embauchée en contrat d’apprentissage au « Cratère », Scène Nationale du Gard à Alès. Ce label missionne les structures pour participer au développement de leur ville et de leur territoire, diffuser la création contemporaine dans le domaine du spectacle vivant et soutenir les artistes locaux.
Le Cratère devient Scène Nationale en 1991 avec l'arrivée de son directeur Denis Lafaurie. Il possède une grande salle avec une jauge de 900 places, un large plateau (22m d'ouverture sur 25m de profondeur) équipé de 42 perches dont 15 électriques et les autres contrebalancées. On y trouve également une petite salle avec une jauge de 200 personnes. Le théâtre possède un studio de danse et une salle de conférence. Le lien entre les différents espaces permet de nombreuses possibilités d'accueil. Le Cratère a une programmation riche et variée : danse, théâtre, opéra, cirque, concerts. Il participe à la diffusion de la culture dans les alentours d'Alès en faisant de la décentralisation dans les villages et en organisant un festival d'arts de la rue en juillet « Cratère Surfaces ».
J’ai vécu au Cratère une belle aventure. Je remercie chaque membre de l’équipe qui, chaque jour, a su m'intégrer, partager, échanger, discuter, m’apprendre et me transmettre un chemin de vie, un travail d'équipe, le fonctionnement d'un théâtre, un « vivre-ensemble » qui fait la magie du spectacle. Cela a été pour moi une expérience qui m'a nourrie.

Pourtant, un changement d'entreprise peut se produire au cours d'un apprentissage. À la fin de ma première année, d'un commun accord avec Le Cratère, j’ai effectué un changement de structure et j'intègre le Centre Dramatique National Languedoc-Roussillon à Montpellier « Les Treize Vents ».
Le label CDN axe la structure sur la création, la recherche, ce qui va me permettre de découvrir une autre facette du métier et des manières différentes de travailler. Le théâtre possède un atelier de construction qui permet de nombreuses créations de décors tout au long de l'année. J'avais une réelle envie de me confronter à la construction. Elle fait partie intégrante de notre formation de « machiniste-constructeur ». La vision du plateau et celle de l'atelier sont complémentaires voire indissociables l'une de l'autre. C'est pour cette raison que j'ai décidé de changer de structure.


IbanIban Gomez, 21 ans, titulaire d’un Bac L, apprenti à La Comédie de Valence

La Comédie de Valence est située dans le centre ville de Valence, dans la Drôme. Elle fut utilisée comme salle des fêtes à sa construction, au XIXe. Elle prit le nom de « Bel Image » suite à sa reconversion en théâtre à l’italienne en 1997 et devient un Centre Dramatique Régional (CDR). En 2001, le Ministère de la culture lui accorde le label de Centre Dramatique National (CDN). Suite à l’arrivée du nouveau directeur, Richard Brunel, le théâtre perd le nom de « Bel Image » pour prendre celui de « la Comédie » (de Valence).
La salle dispose aujourd’hui d’une jauge de plus de 800 places. Depuis 2013, le plateau est équipé de 38 perches contrebalancées. La Comédie de Valence est un lieu de création, d’accueil et de décentralisation où se jouent théâtre, musique, danse et opéra.
Grace à l’agglomération, la Comédie a à sa disposition plusieurs locaux comme le théâtre de la Fabrique (qui compte une jauge de 120 places), l’atelier de construction de la Fabrique et le Hangar qui se trouve à Saint-Marcel-Lès-Valence.
Le directeur a mis en place un collectif artistique composé de 8 comédiens et comédiennes qui interviennent dans ses propres créations. Celles-ci sont travaillées puis jouées à la Comédie ou à la Fabrique, certaines partent en Comédie Itinérante, c'est-à-dire que les spectacles sont délocalisés dans d’autres lieux en Drôme-Ardèche. Ils peuvent être présentés dans des centres sociaux, des établissements scolaires, hospitaliers ou pénitentiaires.
Le Centre Dramatique a mis en œuvre des « terrains de jeux », des ateliers et des stages de théâtre et danse pour tout âge, au sein de l’établissement. La Comédie diversifie ses activités en proposant des lectures d’auteurs ou même des répétitions publiques.
En mai, est organisé « Ambivalence », festival de théâtre autour d’un même thème. Ainsi, sur une période de 1 à 2 semaines, une dizaine de spectacles prennent possession de plusieurs lieux dans la ville (parking, bar de la Comédie, ancienne fourrière, salle de répétition, etc.).


F.A.Q. APPRENTIS

Où se déroulera la formation en 2015 ?

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F.A.Q. ENTREPRISES

Projet porté par l'ISTS : création d'un CFA des Métiers du Spectacle

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