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Centre de Formation d'Apprentis des Métiers du Spectacle



NEWSLETTER #36 - 19/05/17

La vie au CFA des Métiers du Spectacle

Machinerie d’effets : Le tambour à dégradation

Abordés en conclusion de la formation, les dispositifs dits de « machinerie d’effets » sont l’aboutissement du processus d’acquisition de compétences des apprentis machinistes constructeurs.

Produire ces effets nécessite une bonne maîtrise de la machinerie de la cage de scène, dont les potentialités sont combinées au service des nécessités du spectacle. Le service pédagogique du CFA des Métiers du Spectacle, dirigé par José Garcia et sa section machiniste/constructeur coordonnée par Yann Ullerich a choisi de construire cette étape finale autour du tambour à dégradation.

Sur la base d’un croquis proposé par le scénographe Jean-Pierre Demas, un dessin technique a été réalisé par notre référent DAO/CAO Gérard Lecomte sur Autocad® et Inventor®. L’objet final a été construit par Olivier Diacci, après que les apprentis en ont réalisé une maquette. C’est Pierre Haderer, Directeur Technique de la Comédie de Valence, qui a conçu et animé cette proposition.

Ce fut l’occasion aussi pour les apprentis de partager le point de vue et l’expérience d’un professionnel en exercice : énoncer les exigences, conseils, astuces et anecdotes… Le témoignage de nombreuses années de pratique du plateau avec tout ce que cela sous-entend comme compétences, tant dans la diversité que dans la créativité. Il nous apporte dans cet entretien des précisions importantes.

Tambour à dégradation

Quels étaient les enjeux principaux et le cahier des charges de cette séquence de formation ?

Les apprentis machinistes/constructeurs ont mis à l’épreuve leurs connaissances théoriques pour imaginer et mettre en place un effet de vol combiné de deux objets.

Le cahier des charges imposait deux points essentiels :

  • Manipulation simultanée de 3 commandes différentes avec seulement 2 machinistes
  • Ne pas utiliser d'échelle, tour ou nacelle pour les réglages (gain de temps et évite le travail en hauteur dangereux)

Ce fut une excellente occasion pour eux de revoir les fondamentaux de la machinerie : les moteurs, les mouflages, les accroches, les suspentes, les nœuds, les méthodes de calcul, de montage ou démontage, les protocoles de vérification, de manipulation, la gestion du temps sur une tournée…

Pouvez-vous nous décrire le principe du tambour à dégradation ?

Le dispositif des tambours à dégradation, trop souvent oublié, a permis de résoudre bien des problèmes de machinerie très complexes avant l’apparition des moteurs. Ils pouvaient aussi bien servir dans les cintres pour l’élévation d’éléments de décors, de gloires, l’ouverture de rideaux à la française par exemple, que dans les dessous de scène pour le tirage de chariots de costières ou l’élévation de tampons d’apparition.

… et nous préciser ses avantages ?

Le principal avantage des tambours est de permettre à une seule personne de manipuler plusieurs points à la fois à des vitesses différentes en jouant sur des diamètres d’enroulement distincts. Un contrepoids, venant s’enrouler à l’inverse des autres brins, va venir créer un équilibre parfait pour éviter tout effort lors des manipulations. Un exercice d’équilibre des moments de forces s’impose pour dimensionner la valeur du contrepoids, preuve que les notions théoriques doivent aussi être les outils du machiniste.

Cet épisode a été l’occasion rêvée d’utiliser un tambour fabriqué au CFA et d’évoquer toute la palette des possibilités qu’il propose.

Tambour à dégradation

INFOEmbaucher un apprenti dans le secteur privé

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Les apprentis en entreprises

Apprenti au Théâtre de la Vignette

Apprenti au Théâtre de la Vignette

Mohamed AIT ICHOU
Régisseur lumière/vidéo

Le Théâtre de la Vignette est, depuis janvier 2016, une scène conventionnée pour l’émergence et la diversité. Lieu de création contemporaine où les jeunes générations côtoient des artistes de renommée internationale, il articule sa ligne artistique aux grandes missions de l’Université (recherche, formation et professionnalisation) et œuvre à la rencontre et au croisement entre le monde universitaire et le territoire métropolitain.
Le théâtre est situé au sein de l’Université Paul Valéry de Montpellier 3, environnement unique dans le paysage culturel français pour un théâtre de recherche et de transmission. Il est un des lieux d’ouverture de l’Université sur la Cité où universitaires, étudiants, enseignants chercheurs, personnels administratifs, public se côtoient pour découvrir des œuvres dans ce contexte unique. Il propose également des temps de dialogue et de débat où se réunissent des intellectuels, des artistes, des universitaires et des étudiants autour de même thèmes. Situé dans une Université, avec plus de dix-sept mille étudiants et plus de mille enseignants et administratifs, le théâtre la Vignette développe des activités destinées à tous et une programmation artistique à l’année.

Après un Bac pro électrotechnique et une 1e année de licence Art du Spectacle, Mohamed AIT ICHOU a souhaité rentrer dans le monde du spectacle. Suite à une première expérience professionnelle comme technicien au Théâtre du Carré Rondelet, avec la Compagnie des cent têtes, et à l’Opéra Orchestre national de Montpellier, il est entré dans la section Régie lumière/vidéo du CFA pour y compléter et parfaire les premières connaissances acquises sur le terrain. Grâce à son apprentissage au sein du Théâtre de la Vignette, Mohamed a pu encore mieux développer ses compétences, au contact de professionnels expérimentés et de cet environnement exceptionnel.

Apprentie à l'Opéra de Lyon

Apprentie à l'Opéra de Lyon

Alounny KENSY
Machiniste-constructeur

Le bâtiment de l’Opéra, rénové par Jean NOUVEL en 1993, s’étage sur dix-huit niveaux où l’on trouve la grande salle de spectacle à l’italienne pouvant accueillir 1200 spectateurs sur ses six balcons et son parterre, un amphithéâtre, trois salles de répétitions, les bureaux administratifs et techniques.
Serge DORNY dirige cette institution lyonnaise qui emploie 364 personnels permanents ; administratifs, techniques et artistiques (de statut de droit privé et de droit public) auxquels s’ajoutent des intermittents du spectacle (techniciens et artistes).

L’Orchestre de l’Opéra, le Chœur, le Ballet et la Maîtrise participent à la vie artistique programmée en mettant leurs talents au service des opéras, opérettes, chorégraphies, concerts… Le pôle technique est constitué d’une équipe permanente complétée par des techniciens intermittents selon les besoins des productions. Il est divisé en trois principaux services : les équipes machinerie, électricité, audiovisuel.

Un atelier de décors situé à 7km de l’Opéra accueille serruriers, menuisiers, décorateurs, accessoiristes, ainsi que le bureau d’étude et une aire de montage sur 3 500m2. Les 6 500 m2 restant sont réservés au stockage des décors, accessoires et costumes. Ainsi, le processus de création d’un décor de l’Opéra de Lyon est-il entièrement réalisable au sein de l’atelier, en lien avec le metteur en scène, le scénographe, le décorateur. Une fois réalisé, le décor part pour sa première production, à l’Opéra de Lyon ; l’équipe de constructeurs fait alors le lien avec l’équipe de machinistes pour le 1er montage.

Alounny KENSY, titulaire d’un baccalauréat STD2A (Design & Art Appliqué), pratique la danse depuis 14 ans. Passionnée depuis son plus jeune âge par le spectacle, elle envisage une carrière professionnelle dans la scénographie dont le socle sera constitué par la formation machinerie construction. Grâce à son apprentissage à l’Opéra de Lyon, elle bénéficie de conditions optimales pour faciliter son entrée dans la profession.

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